Programmation – Jour 1

Et c’est un départ pour notre dernier séjour à Québec!

L’objectif des 4 jours de programmation est de calibrer ses appareils spécifiquement pour lui. Chaque oreille étant différente, il faut s’assurer que ses implants soient parfaitement ajustés afin de maximiser ses chances de développer son audition et éventuellement son langage. Les 6 rendez-vous prévus d’environ 2 heures chacun consisteront principalement à faire des tests en cabine, mais aussi à me donner le plus d’informations possible sur l’entretien et le fonctionnement des appareils pour que je puisse être autonome, une fois de retour à la maison.

Cette fois-ci, j’ai réservé un appartement à Limoilou à 7 minutes en voiture de l’hôpital et tout près de plusieurs commodités. L’appartement est petit, mais très confortable et surtout bien situé.

Le but des tests en cabine est de conditionner François à réagir aussitôt qu’il entend un son. Pour l’instant, il ne comprend pas encore qu’ils ont une signification, c’est pourquoi il faut l’habituer à leur porter attention pour qu’éventuellement, il puisse en comprendre le sens. C’est un peu comme l’expérience du chien de Pavlov pour ceux et celles qui se souviennent de leurs cours de psychologie.

En entrant dans le bureau vers 8 heures ce matin-là, la première chose que j’ai remarquée, c’est les deux gros sacs à dos par terre. Je savais que j’allais repartir avec beaucoup d’accessoires, mais je ne m’attendais pas à ce que les sacs soient aussi gros et aussi remplis. C’est à se demander ce qu’ils peuvent bien contenir!

Nous avons installé François sur une chaise haute devant l’éducatrice spécialisée qui avait plusieurs petits jouets avec elle et je me suis assise derrière lui pour le rassurer au besoin. Des cubes opaques sont accrochés aux murs de chaque côté de nous et lorsque l’éducatrice les active avec sa manette, ceux-ci s’allument et laissent voir des toutous qui dansent avec de la petite musique. (Je l’avoue, c’est un peu creepy de voir un nounours se mettre à bouger, on dirait un mauvais film d’horreur!). Il y a aussi des écrans qui projettent des films pour enfants lorsqu’elles les allument.

Pour commencer, l’audiologiste a fait différents sons avec sa voix derrière François pour voir s’il allait réagir, ce qu’il a fait sans problème. Par la suite, il a répété ces mêmes sons via sa console à l’extérieur de la cabine. Chaque fois que mon fils réagissait, l’éducatrice activait un cube pour faire bouger un toutou et tout le monde criait bravo en frappant des mains. C’était assez comique comme situation et j’avais de la misère à ne pas rire! Pour François, c’était juste du bonheur parce qu’il pouvait mettre plein de jouets dans sa bouche. Après seulement quelques coups de pratique pour le conditionner, mon fils tournait automatiquement la tête vers les cubes aussitôt qu’il entendait quelque chose. Et s’il ne se retournait pas, l’audiologiste répétait le même son, mais un peu plus fort jusqu’à ce qu’il réagisse.

À titre de référence, la voix se situe entre 50 et 60 décibels environ (voir le tableau plus bas). Pour se faire, l’audiologiste avait devant lui une feuille avec des colonnes pour chaque type de sons qui sont considérés comme étant les sons de base. Par exemple, il y avait entre autres « papapapapa » et « ssssssss », pour un total d’environ 7 ou 8 différents. Pour chacune des colonnes, il inscrivait le nombre de décibels où mon fils était rendu. Le but est de descendre chacun de ces sons à environ 35 décibels d’ici la fin des 4 jours de programmation.

En terminant la rencontre, l’audiologiste a calibré chacune des électrodes qui sont à l’intérieur de sa cochlée en se basant sur les résultats de la journée. Cette étape a pris une vingtaine de minutes par oreille. Une chance que j’avais un café parce que je cognais des clous.

Durant l’après-midi, j’ai eu la chance de voir une amie qui demeure au Saguenay et qui était aussi de passage à Québec avec sa petite famille. En temps normal, c’est plus de 700 km qui nous sépare!

Échelle des décibels (dB)

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