Nous avons eu la chance de partir une semaine en famille à Samana en République dominicaine juste avant la chirurgie. Ces vacances m’ont fait le plus grand bien en sachant que les prochains mois seront particulièrement intenses et riches en émotion. Par contre, j’ai eu un petit moment de panique avant le départ pour Québec… je suis revenue de voyage avec la COVID-19! Je faisais partie de ceux qui ne l’avaient pas encore eu et il fallait que ça arrive là! Heureusement, malgré le fait que mon fils avait aussi quelques symptômes, le résultat de son test PCR a été négatif. S’il avait été positif, il aurait fallu reporter la chirurgie. On a été chanceux!




Le vendredi avant la chirurgie, nous avions rendez-vous à 10 heures avec l’équipe du Centre québécois d’expertise en implant cochléaire de l’Hôtel-Dieu de Québec pour finaliser les derniers détails, revoir ensemble les étapes de l’opération et pour que mon fils passe un dernier test PCR. Comme ma mère n’était pas présente à la rencontre préopératoire, elle a pu poser toutes ses questions, ce qui l’a beaucoup rassurée. De mon côté, j’étais assez calme. Je savais que mon fils allait se faire opérer depuis déjà 7 mois et j’étais prête.
L’audiologiste a pris le temps de nous montrer des images sur lesquelles on voit bien où sera placé l’implant. Pour que celui-ci tienne sous la peau et qu’il ne bouge pas, ils doivent enlever une mince couche du crâne pour former un petit lit et y déposer l’implant. Juste avant de terminer la chirurgie, l’audiologiste ira dans la salle d’opération tester l’implant pour vérifier que tout fonctionne bien avant de refermer. Elle nous a aussi informés que même s’il était prévu que mon fils reçoit les deux implants en même temps, il était tout de même possible que le chirurgien, pour différente raison, décide d’en mettre un seul et qu’une autre chirurgie sera nécessaire pour le deuxième implant.
Elle avait aussi une maquette vraiment intéressante qui nous a beaucoup aidée à comprendre le fonctionnement d’un implant et qui représente le colimaçon de la cochlée avec les électrodes. Chacune des électrodes représente une tonalité, un peu comme les notes d’un piano. Plus les électrodes sont à l’intérieur de la cochlée, plus les sons sont graves. En appuyant sur le bouton, il suffit de parler pour voir les électrodes s’allumer selon les notes que nous produisons.

Pour une personne entendante, ce sont des milliers de cellules qui permettent de détecter toutes les subtilités et les nuances de la musique. Pour mon fils, tous les sons seront créés par 22 électrodes. Il n’entendra donc pas la musique telle que nous l’entendons, puisque les électrodes ne peuvent remplacer des milliers de cellules, mais il y a de forte chance qu’il puisse tout de même l’apprécier.
Durant la rencontre, j’ai aussi choisi le modèle de processeur et les différents accessoires que je vais expliquer plus en détail dans un autre article. Elle nous a aussi rappelé à quel point il est important que mon fils porte ses implants en tout temps dès l’activation pour que son cerveau s’habitue à entendre, ce qui peut prendre quelques jours.
J’étais contente d’avoir le week-end pour qu’on puisse se reposer. J’avais besoin de me remettre du voyage Val-d’Or-Québec (nous avons fait les 8 heures d’un coup) et de la journée que nous venions d’avoir. J’ai eu beaucoup de difficulté à trouver un hébergement abordable pour notre séjour à Québec. Non seulement c’était le Carnaval, mais c’était aussi le Tournoi international de Hockey Pee-Wee. J’ai finalement opté pour un hôtel en face de la Place Laurier. Tant qu’à aller à Québec, aussi bien nous changer les idées en magasinant un peu. J’en ai aussi profité pour aller à l’aquarium de Québec avec des amis que je n’avais pas vus depuis plus de deux ans. C’était la première fois que l’on se voyait avec nos enfants!

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