Programmation – Jour 4

Enfin, c’est la dernière journée! Et nous sommes arrivés en retard pour notre rencontre à 8 heures parce que mes essuie-glaces ont gentiment décidé de désynchroniser. Heureusement, je savais où était le coffre à outils dans l’appartement, mais avec toute la neige qui tombait, je me doutais bien que mon bricolage n’allait pas durer longtemps.

Je commençais à être habitué à notre routine, j’aurais presque pu conduire jusqu’à l’hôpital les yeux fermés. Et on stationnait pratiquement toujours au même endroit : au niveau 7B du stationnement sous-terrain.

Je ne veux pas me vanter, mais les gens que nous croisons, que ce soit à l’hôpital ou dans la rue, me font souvent des compliments sur mon fils. Et je dois avouer que je trouve ça particulièrement plaisant et que je suis une maman très fière de son petit homme!

Encore une fois, mon fils a rapidement et facilement répondu aux différents tests en cabine. C’est fou la différence qu’il y a, en à peine 4 jours. Toute l’équipe est impressionnée par sa progression, moi la première. Après seulement 10 minutes, François est rapidement devenu fatigué, il n’arrêtait pas de se frotter les yeux. Mais malgré sa fatigue, il n’arrêtait pas de jaser et de danser, ce qui rendait le travail de l’éducatrice plus difficile, car elle n’arrivait pas à capter son attention.

Durant la dernière partie de la rencontre, l’audiologiste a passé au travers de ce qui restait à l’intérieur des deux sacs à dos. Il y avait plusieurs accessoires et tout le nécessaire au bon fonctionnement des appareils. C’était beaucoup de détails à retenir et je vais devoir bien lire chacun des manuels d’instructions lorsque je serai de retour à la maison. Je sais que je vais m’habituer et que ça fera partie de notre routine, mais c’est assez intense et ça me fait un peu paniquer.

Entre les deux rencontres, nous sommes encore une fois allées sur la rue Saint-Jean dans le Vieux-Québec. Étrangement, nous avons réussi à trouver des boutiques que nous n’avions pas encore faites bien que nous y sommes allés de nombreuses fois au cours des derniers jours.

La dernière rencontre a eu lieu à 13 heures et pour les derniers tests, je me suis assise encore une fois à côté de l’audiologiste. François nous a tellement fait rire! Il plaçait ses petites mains potelées sur la table et babillait sans arrêt en regardant l’éducatrice. C’est comme s’il racontait sa vie en détail et qu’il lui expliquait les grandes choses de la vie. L’audiologiste essayait de faire des sons dans son micro, mais il était toujours en train d’attendre que mon fils cesse de parler. On avait tous beaucoup de misère à garder notre sérieux.

Cette dernière rencontre m’a rendue très émotive. Nous avons créé des liens particuliers avec l’équipe, ils ont effectué un travail extraordinaire et ça fait bizarre de savoir que ça se termine bientôt. Ils nous ont même avoué avoir eu un coup de cœur pour François. Ça m’a fait chaud au cœur de savoir que selon l’audiologiste, la situation de mon fils était parfaite et que les résultats obtenus durant la programmation étaient ce qui pouvait arriver de mieux. Il ne s’en fait pas du tout pour lui et pour la suite des choses. C’est tellement rassurant!

Avant de partir, nous leur avons donné de petits cadeaux. Un livre de bébé pour l’audiologiste qui sera papa pour la première fois cet automne et du chocolat pour l’éducatrice spécialisée. Nous avons ensuite immortalisé ce moment en prenant une photo. François, ma mère et moi avons ensuite repris le chemin de l’appartement pour notre dernière nuit à Québec.

Comme je m’y attendais, mes essuie-glaces ont désynchronisé sur l’autoroute vers Montréal, mais heureusement, une bonne samaritaine, qui travaillait dans une station-service, a eu la gentillesse de me prêter des outils pour que je puisse encore une fois tenter de les réparer.

Je n’ai eu que 2 jours de repos avant la programmation fonctionnelle intensive de 12 semaines!

Laisser un commentaire