Pour finaliser le dossier de candidature de mon fils pour les implants cochléaires, il restait à faire l’imagerie par résonance magnétique (IRM) et le scan. Ces tests ne pouvaient se faire qu’à partir de 6 mois. J’espérais pouvoir les faire en région, mais comme mon fils doit être sous sédation, j’ai dû retourner à Sainte-Justine. C’est possible de faire ces tests à Amos, mais seulement à partir d’un an.
J’ai donc repris la route pour retourner quelques jours chez ma tante, alias Mamie-Sol, à Prévost. J’ai la chance de pouvoir m’installer chez elle lorsque je dois aller à Montréal et comme ma mère n’a pas pu m’accompagner cette fois-ci, c’est elle qui viendra avec moi à Sainte-Justine. Nous avons dû partir à 6 heures du matin pour être certaines d’arriver à temps pour notre rendez-vous à 8 heures. Sans oublier que j’ai dû réveiller mon fils à 4 h 30 pour le faire boire puisqu’il devait être à jeun à partir de 5 heures. La nuit a été courte!
Le personnel hospitalier a été extraordinaire avec mon fils. Ils ont pris le temps de m’expliquer chacune des étapes. Positionner le cathéter a été très difficile pour mon cœur de mère. L’infirmière a dû se reprendre quelques fois, et mon fils hurlait. Il faut dire que c’est difficile de trouver une veine sur un bébé de 6 mois. Une fois le cathéter en place, j’ai pu le bercer pour le calmer. Ils ont essayé de faire le scan avant l’IRM, c’est-à-dire avant de l’endormir, mais il ne restait pas en place et pleurait beaucoup. J’ai dû répéter plusieurs fois à l’infirmière que mon fils était sourd, parce qu’elle essayait de le calmer avec de la musique. Elle a fini par comprendre, mais même le petit jouet lumineux ne le calmait pas.
Une fois branché sur le soluté, il s’est tranquillement endormi dans mes bras et je l’ai ensuite déposé sur la civière. Habituellement, mon fils a beaucoup de tonus, mais à cause du médicament, il ne tenait même plus sa tête. Ils sont ensuite partis avec lui. C’est difficile pour une maman de voir son enfant dans une petite jaquette d’hôpital partir sur une civière, mais j’essayais de relativiser en pensant aux enfants et aux parents autour de moi qui vivaient probablement des choses beaucoup plus difficiles que nous.
L’examen a pris plus de temps que prévu et je commençais à paniquer un peu dans la salle d’attente. Je ne compte plus le nombre d’aller-retour que j’ai fait. Quand l’infirmière est revenue, elle m’a rapidement informé que tout s’était bien passé et qu’ils ont profité du fait qu’il était endormi pour lui faire le scan. Quand j’ai revu mon fils, il commençait tranquillement à se réveiller.
Après diner, nous avions rendez-vous avec l’ORL. Dès que nous avons mis les pieds dans son bureau, elle nous a annoncé que mon fils n’avait aucune malformation et qu’il allait pouvoir recevoir les implants cochléaires. J’étais tellement soulagé que j’en ai eu les larmes aux yeux. Depuis l’annonce de sa surdité, je misais beaucoup sur les implants, même si ce n’est pas une solution miracle, je savais que c’était la seule option pour que mon fils puisse entendre.
L’ORL a profité du fait que nous étions à Sainte-Justine pour faire quelques tests supplémentaires pour s’assurer que sa surdité ne cachait pas d’autres problèmes. François a donc passé un électrocardiogramme, une prise de sang et un test d’urine. Nous avons quitté l’hôpital en fin d’après-midi, juste avant le trafic.
Les infirmières nous avaient dit que mon fils serait somnolent pour les prochaines heures à cause de la sédation, mais au contraire, il est rapidement redevenu lui-même et il a passé toute la soirée à jaser et à rouler dans tous les sens.
Maintenant que son dossier est complet, son audiologiste a envoyé la candidature de François à l’hôpital de Québec pour les implants. Il ne reste maintenant qu’à attendre l’appel. Si tout va bien, l’opération devrait avoir lieu en février prochain.

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