Tests en cabine

Quelques semaines après la réception de ses appareils, nous sommes allés au Centre de réadaptation à Rouyn-Noranda pour faire des tests en cabine. Je me demandais vraiment comment ça allait se dérouler en sachant que mon fils avait seulement 5 mois. Même si je n’avais pas noté de différence dans son comportement, ça ne voulait pas nécessairement dire qu’il n’avait pas d’amélioration pour les sons plus forts.

J’ai installé mon fils sur une chaise haute au milieu de la cabine capitonnée et je me suis assise à côté de lui. Avec nous, il y avait une assistante assise devant lui qui avait dans les mains plusieurs petites marionnettes pour s’assurer que mon fils la regarde, afin de déceler rapidement toutes réactions sur son visage. Comme les sons allaient être très forts, nous avions toutes les deux des bouchons pour les oreilles.

L’audiologiste était installée derrière une vitre et pendant plusieurs minutes, elle a fait jouer différents sons, autant aigus que graves. Elle l’a aussi appelé par son prénom en amplifiant sa voix jusqu’à 80 décibels. Pendant tout ce temps, l’assistante continuait à jouer avec les marionnettes et mon fils la regardait en souriant. Je la voyais faire non de la tête pour indiquer à l’audiologiste que François n’avait pas de réaction, mais à deux moments, nous avons remarqué quelques mouvements différents au niveau de ses yeux. Dur à dire si c’est vraiment parce qu’il a entendu quelque chose ou simplement parce qu’il était heureux de voir des marionnettes colorées bouger devant lui.

C’est sans grande surprise que nous avons toutes les trois constaté que les appareils auditifs n’apportaient aucune amélioration. Pour l’audiologiste, c’était de bonnes nouvelles : ça prouve que les implants cochléaires sont nécessaires à mon fils, donc que sa candidature sera facilement acceptée auprès de l’équipe de chirurgiens.

Mais malgré son enthousiasme, je ne pouvais pas m’empêcher d’être inquiète. Il restait toujours la résonance magnétique et le scan à passer à Sainte-Justine. Ces deux examens serviront à vérifier si mon fils a une malformation. Si oui, il sera peut-être impossible de mettre les implants. Les chances que ça soit le cas sont très faibles, mais comme mon fils avait seulement 1 chance sur 1 000 de naitre avec une surdité profonde, j’ai beaucoup de difficulté à faire confiance aux statistiques.

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